November 12th, 2005 by Anitale
Arrivés à Rome notre recherche pour une chambre commence. On savait que ça ne sera pas évident vu qu’il y a le premier novembre en approche. Toutes les bon croyants pilèrent à Rome. Eh oui, nous en pleine dedans.
Nous commençons par les Youth Hostels qui se trouvent directement autour de la gare. Pas de chance ! Okay, il y a encore une chance, il y a un espèce d’office de tourisme à la gare où on peut réserver des chambres. Le gars était bien gentil mais première chose il nous remontait vraiment pas le moral au contraire il nous faisait peur et deuxième chose sa seule proposition était un hôtel à 45 minutes en train de Rome. Ca va pas non? 45 minutes. Faut retourner à Naples ou quoi!
Dans les situations comme ça on voit bien qui garde son sang froid et bien sûr c’était pas moi. Je me voyais déjà dormir dans la rue. Découragée et désespérée je presse trois larme de rage dans mes yeux et la recherche continue. Jo est super calme. Il fait preuve d’une sacre sérénité. Je sais pas d’où elle vient mais il l’a sûrement pour me montrer quelle hystérique je suis.
Après seulement 30 minutes de recherche nous voilà devant un youth hostel bien pourri mais au moins un toit au-dessus de la tête.
La première nuit nous pouvons dormir dans un chambre double. Pas mal du tout mais malheureusement super cher. Donc les deux nuits suivants va falloir déménager dans un dortoir. Mais quel dortoir !!! Ici il est ce fameux dortoir. Pour 8 personnes. Ca va on dirait mais des nuits incroyable s’annoncent. Avec 8 personnes il y a agitation toutes les 10 minutes assurée. Chacun va au moins une fois aux toilettes. Quand on est le premier à rentrer on a 6 personnes qui rentrent après toi. Super. 6 fois porte ouvrir - fermer, sac à dos ouvrir - fermer, 6 personnes qui se tournent dans le lit. La galère. Et pour entraîner ma patience j’avais droit à un mec qui toussait toutes les 3 minutes. J’avais vraiment envie de le tuer.
Le matin faut faire le queue pour prendre une douche. Et quelle douche. Attention juste en voyant la douche j’avais déjà un champignon entre mes orteils. Jo était tellement dégoûté qu’il a refusé de reprendre une douche avant d’arriver à Florence.
Le petit déj en soi plus degueulasse que bon avait quand mème une bonne chose on pourvait manger un croissant au nutella!!! Ca remonte clairement le moral et la journée pouvait commencer. Ouais !!!
November 11th, 2005 by Anitale
Installé dans le train qui nous mène de Napoli à Roma nous attendons le départ. Quelle chance d’avoir une petite cabine pour nous tout seul !
Même le reste du train ne semble pas se remplir. Fantastique ! J’aime bien avoir le sentiment d’être seule au monde.
Mais tout à coup notre porte de la cabine s’ouvre, une jeune femme rentre, met son petit sac à dos sur un fauteuil et repart. Ma première pensée était qu’elle aurait vraiment pu s’asseoir ailleurs… et après 10 minutes sans signe de cette fille ma deuxième pensée était « Bombe dans le sac à dos ». Oui ! Venant de Paris ou on entend tous les jours les mots « vigilance », « vigipirate », « Signalez tout bagage ou colis abandonné », j’ai tendance de développer des fortes paranoïas. Jo proposait d’aller un wagon plus loin… mais ça change rien. Quand ça explose le train déraille. Il faut jeter ce sac par la fenêtre. Mais le sac est plus grand que l’ouverture de la fenêtre, en plus Jo est déjà mort de rire en pensant comment j’essaie de me débarrasser de ce sac pendant que la femme revient à ce moment là.
Okay, je vais voir si elle aux toilettes.
Effectivement les toilettes sont fermées mais est-ce possible qu’elle reste 15 minutes dans cette cabine puant ?
Le train s’arrête, elle n’est toujours pas revenue. Un contrôleur passe. Avant d’installer la panique et de peut-être me ridiculiser, je le demande de vérifier s’il y a quelqu’un aux toilettes. Il a la gentillesse de frapper de toute force et oui une voix de femme.
Okay, c’est sûrement elle, tant qu’elle est à bord, le sac à dos n’explosera pas ! Sauf si elle est une kamikaze.
Merde ! Qu’est-ce qu’on fait !
Jo continue ronger ses ongles et moi j’opte quand même pour « sac par la fenêtre ».
Je reste immobile. Merde !
Tout à coup la porte s’ouvre et là elle est. Maquillé, fraîchement brossé et un sourire sur les lèvres.
Ok… j’étais peut-être paranoïaque mais sacrement vigilante.
November 10th, 2005 by Anitale
Arrivé à Capri on se demande pourquoi on est venu. C’est ça alors, l’îlot paradisiaque ??? Je vois des japonaises avec leurs grands sacs en papier Louis Vuitton. Donc même à Capri elles n’échappent pas à la consommation de ces sacs en toile Monogram (comme c’est si bien décrit sur le site Louis Vuitton) avec (Attention !!!) les bandoulières en cuir. Oui, faut quand même le dire, le sac contient 3% de cuir.
Donc frustré par cette Vision qu’on doit passer la journée à DisneyLand on s’installe dans le prochain resto qui semble abordable. Le serveur nous ne dit même pas bonjour et nous presse de commander tout de suite, car la cuisine ferme maintenant. Okay chef, à ton ordre !
Une bouteille d’eau, des Gnocchi napolitaine pour moi et des pâtes tout con pour Jo et BAHHHM, l’addition : 50 Euro. WAHHHH, la panique ! Comment ça ? Ahhhh oui bien sûr, j’avais pas vu qu’il faut payer 5 Euro par personne pour avoir le droit d’utiliser la fourchette pour mes Gnocchi. La bouteille d’eau à son prix aussi la bouffe laisse tomber… je cuisine vraiment mieux.
Bon bah, okay, l’arnaque total avec un serveur plus que désagréable. Décevant. C’est décidé, je déteste Capri.
Maintenant peut juste une petite promenade sauver l’affaire. Nous éloignons de la petite ville de plus en plus loin et finalement nous arrivons à l’Arco Naturale. Et oui, c’est impressionnant. C’est beau, c’est magnifique et c’est surtout cet Arco Naturale qui m’a fait changer l’avis. Capri à un coté non touristique, non pavé, sans Louis Vuitton d’une beauté sauvage et splendide. Ce coté me ressource et rend heureuse.
November 9th, 2005 by Anitale
Mon sac à dos et moi avons finalement merveilleusement bien voyagé.
Et comme souvent un voyage commence assez léger et fini bien lourd. A Naples il pesait même pas 15 Kilo et à Pise il pesait 20 Kilo. Et je ne sais pas pourquoi. Sûrement pas à cause de deux paquets de pâtes.
Naples est donc une ville remplit de surprises.
Les habitants sont étonnamment chaleureux et ne te laissent pas passer sans que tu aies prise une photo d’eux ou de leurs lieux de travail. Je crois que Jo a une sacré collection photo d’un salon de coiffure. Ils voulaient pas nous laisser partir…. !
Les petites ruelles sont tellement étroites qu’on doit se presser contre le mur quand une voiture passe. Bah oui, les voitures passent. Les Napolitains insistent et forcent. Bien qu’un Parisien est déjà un bon jongleur mais ici il voudrait hésiter et un Allemand aurait capitulé.
Un Napolitain sèche tout -mais vraiment tout- à son balcon, à sa fenêtre sur un fil tendu entre deux bâtiments. Et je suis sûr que ça sèche bien, mais qu’est-ce que ça doit sentir les échappements. J’avais par moment des difficultés de respirer tellement les scooters et petites voitures polluent. Je ne crois pas qu’ils savent ce que c’est un catalyseur. Un jour j’étais dans un internet café, la porte grande ouverte et les scooters passaient un après l’autre…. je croyais je suis garé dans un garage.
Mais quand on se promène dans les ruelles et met son nez dans les petits ateliers remplis de machines qui datent du 19ème siècle on plonge dans un autre monde. Des artisans fiers de travailler depuis des générations avec les même moyens que leurs ancêtres. Un artisan nous a chaleureusement invité de découvrir sa machine d’impression qui date de 1857. C’est impressionnant. Et encore aujourd’hui il imprime des cartes des visites sur cette machine. Nous l’avons pu constater avec nos propres yeux. Un petit vieillard imprime une carte après l’autre avec cet appareil. Avec soin et un petit sourire sur les lèvres. Oui c’est possible !
Notre hostel (Hostel of the Sun) était super. Propre et également drôlement accueillant. Luca et Carla ont à notre arrivée directement trouvé un surnom pour Jo : Monsieur Chevaux (ils voulaient dire Monsieur ChevEux mais c’était impossible de leurs faire prononcer correctement). Donc Monsieur Chevaux et moi étaient bien accueillit et ont reçu une douzaine de pièce de 5 cents pour payer nos trajets du rez-de-chaussée au 7ème étage. Oui l’ascenseur ne marche pas si on ne le nourrit pas avec des pièces de 5 cents sauf la nuit et les jours fériés.
Si un jour vous allez à Napoli, allez à Hostel of the Sun.