à chacun son tour

August 24th, 2006 by Anitale

Aujourd’hui, il y a 4 ans, j’étais à New York. Mon cœur en bataille. Il battait tellement fort que mon thorax vibrait. La chimie me fait halluciner. Tout ce qu’elle déclenche dans mon corps…  des milliers de papillons dans mon ventre, des genoux tout mous, une digestion plus qu’accélérée, un mal de concentration, le souffle court.
Je voulais faire kitch, romantique, attendre que nous nous retrouvons sur l’Empire State Building mais j’en pouvais plus.
En plus de mon état bien délirant, je vérifiais toutes les dix minutes si la bague était encore bien dans la petite boite rouge dans mon sac.
Le soir, arrivé à l’hôtel, je regardais par la fenêtre. Il pleuvait. Le ciel était noir et New York brillait dans toute sa splendeur et se reflétait dans la rue.
C’est le moment. Pourquoi attendre l’Empire State Building ? Je n’ai pas envie de partager ce moment avec une foule de touriste.
J’ai pris la boite rouge accompagné d’une lettre d’amour pour faire ma demande.
Je ne suis sûrement pas la première femme à faire le premier pas mais sans doute une des rares qui achète une bague pour lui.
Il a accepté.
Depuis j’attends à mon tour la bague. C’est un petit pacte entre nous. A chacun son tour.

Ronron

August 22nd, 2006 by Anitale

1, 2, ronronne ! Ca marche avec Bohémond.
Des caresses, sa tête repose dans ma main, les yeux fermés.
C’est un bruit si apaisant. Mes mains deviennent lourdes et j’ai envie de dormir… le ronronnement comme bruit de fond.

Les bohèmes chez Tang Frères

August 19th, 2006 by Anitale

Après un petit café prise à l’italienne (bu dans moins qu’une minute) au comptoir du Prè aux Clercs, nous avons sellé nos destriers et nous nous dirigeons vers le 13ème.
20 minutes plus tard nous nous retrouvons dans un autre monde : Tang Frères
Wow que des asiatiques ! Ah non, je crois il y a quelques touristes qui découvrent comme nous toutes ces saveurs et couleurs.
Une musique de fond bien chinoise nous accompagne de rayon en rayon.
Tellement de légumes différentes, des feuilles, des herbes, des piments, les fruits, toutes ces nouilles et des tonnes de riz, les sauces, pickels, raviolis, toutes ces choses qu’on a jamais vu avant. Impressionnant ! Et pour ma surprise je retrouve des légumes bavarois qu’un Monoprix ne vend jamais : Chou-rave, radis blanc et choux chinois (j’avoue le choux chinois on trouve de temps en temps chez Monop mais à 4 Euro la pièce) ! Donc je me demande comment ça se fait qu’un chinois mange chou-rave, radis blanc et choux chinois et qu’un Français qui est voisin d’Allemagne n’a jamais vu dans sa vie un chou-rave ou un radis blanc ? Pas le temps pour se questionner, on commence à avoir faim. Devant le supermarché se trouve le traiteur Tang Gourmet : « Bonjour deux brioches au porc s’il vous plaît. Et ça c’est quoi ? Aha, des beignets nature. Ils sont salés ou sucrés ? Ah, nature. Bien sûr. »
Après le salé un peu de sucré. Une noix de coco entière percée, une paille nous mène au jus si rafraîchissant. Pendant que je savoure, j’observe mon entourage. Marrant de voir que nous mangeons les spécialités chinoises et les chinois autour de nous mangent tous des sandwiches. Une fausse pelouse à mes pieds, des cocotiers en plastiques rendent cette vallée des grattes ciels un peu vert. Une coulisse étrange.
Nous repartons sur nos destriers chargés. Jusqu’au sixième ça monte et ça descend. 30 minutes plus tard nos courses sont rangé et un bon plat chinois mijote dans la cuisine.

Le 7ème est si vert

August 15th, 2006 by Anitale

Catherine Labouré. Je ne sais pas ce qu’elle a accompli dans sa vie, mais ça valait un jardin à son nom dans le 7ème arrondissement. Je ne voudrais pas dire qu’il est caché, au contraire, déjà de loin on remarque les policiers qui sont visiblement les gardiens de ce jardin secret, mais d’une façon il a su rester inconnu. Un potager, des pommiers, poiriers, des vignes (j’ai même goûté les raisins).
Plus loin dans la même rue la Pagode, transformé en cinéma. Incroyable ! Ca m’inspire. Je crois, j’ai envie de créer une série verte de Paris. Coins cachés, coins verts.

Spätzle

August 13th, 2006 by Anitale

I have to be in Paris to learn how to cook Spätzle. Spätzle is a Swabian (do you call it Swabian?) speciality. Flour, eggs and water. Easy! But to get this paste into the cooking water requires abilities I do not possess yet. To be developed.
Paris was and remains a culinary challenge. I would say I am a good cook and I already was a good cook in Munich. But the special Sunday dishes weren’t on my menu. I got them at mummy’s and granny’s. Since I have been living in Paris, I cook the Sunday dishes by myself. Desire oblige to be inventive and very autodidact. So if ever you need to cook a German dish - write me, I can help you.

Google language tools

August 12th, 2006 by Anitale

Okay, for those who want to read my blog but are unable due to their bad French, you can try a funny thing.
You type my blogname here: http://www.google.fr/language_tools?hl=fr and you translate from French to English or for the German fellows to German.

Merde, elle est ou cette fille…

August 11th, 2006 by Anitale

…qui a horreur des comportements qui suivent d’un accouchement longtemps attendu ?
Je vais vous dire ce qu’elle est devenue. Elle a accouché.
Deux matous !
A présent sa communication s’est élargit (j’insiste sur élargir, car elle n’a pas perdu son langage habituel):
Viens, donne-moi l’amour ! (ça marche jamais)baloo.jpg
Non, tu restes ! (ça ne marche pas non plus)
1… 2… ronronne ! (c’est délirant, ça marche)
T’es chou ! (je crois, il le sait)
Qu’est-ce qu’il est chou ! (merci de bien vouloir confirmer)
Je t’aime ! (Oui, aussi un matou mérite cette phrase)
Je t’aiiimmmeeeeuhhh (pas de commentaire)
Bah ouais, t’es trop mignon ! (pour ne pas se répéter…)
T’es beau ! (ça, il sait aussi - la preuve il se regarde dans la glace)bohemond.jpg
Montre-moi ton grand ventre ! (wow, il est grand)
On va te brosser ! (il est mieux brossé que moi)
Kleiner Scheisser ! (mon coté allemand surgit)
Bah ouais, je sais, t’aimes pas quand je te nettoie les yeux. (mais je le fais quand même)
Kleiner Scheisser, Duuuu ! (tu comprends ce que je te dis?)
AIEUUHH ! (c’est quand il croque mon pied)